Enseignant·e·s

Brigitte Bauer : photographie

Née en Allemagne, Brigitte Bauer vit et travaille en France depuis 1987. Après le développement d’une culture du paysage dans ses premières séries et un questionnement des notions d’identité et d’appartenance, ses recherches s’orientent aujourd’hui davantage vers le territoire autant réel que mental des attitudes et postures humaines, que ce soit dans l’espace urbain ou dans les espaces de loisir. Si le médium photographie est toujours au centre de sa démarche, la vidéo apparaît dans les projets les plus récents. Son travail est exposé régulièrement en France et à l’étranger et il figure dans de nombreuses collections publiques et privées. Brigitte Bauer est professeure de photographie depuis 2005. Son enseignement est pensé autour du médium en tant que matériau de l’art (tout en gardant un oeil sur ses formes autres) et aborde l’éventail le plus large de ses pratiques et usages, ses modes de production, de présentation et de diffusion.
www.brigittebauer.fr
www.documentsdartistes.org /bauer

Annalisa Bertoni : littérature et création littéraire

Docteure en Littérature française de l’Université de Rome La Sapienza, Annalisa Bertoni vit et travaille en France depuis 2006. De 2006 à 2010, elle enseigne la langue italienne à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Limoges où elle est aussi chargée de cours de littérature française contemporaine et de littérature générale et comparée. Elle intègre l’école supérieure des beaux-arts de Nîmes en 2011. Spécialiste de littérature du xxe, ses recherches portent principalement sur le processus de création et la genèse de textes ainsi que sur les écritures contemporaines. Elle a consacré de nombreux articles à l’œuvre de Marguerite Duras sur laquelle elle prépare la publication d’une monographie. Son enseignement est fondé sur une approche interdisciplinaire. Il propose une réflexion sur des questions transversales à l’histoire des arts et interroge les formes et les enjeux des échanges entre littérature et arts visuels dans la création contemporaine.

Jean-Marc Cerino : peinture-image

Après avoir développé un travail prenant en compte la représentation de personnes rencontrées dans diverses situations de vie, voire de désocialisation et renvoyées chacune à un même fond, à une même communauté, c’est en reprenant la technique de peinture sur verre qu’il fait aujourd’hui remonter des images d’archives. Des reprises afin de raccommoder, réparer, un non vu ou un peu vu, mais également réactiver, refaire vivre une partie de la puissance de ces documents et du regard de tous. Un travail où la recherche formelle ne se départit jamais des thèmes abordés, où ceux-ci ne sont jamais laissés orphelins d’une forme.
Jean-Marc Cerino expose régulièrement en France comme à l’étranger et est également co-fondateur de la revue De(s)générations et membre de son comité de rédaction.

Hubert Duprat : art

Hubert Duprat est artiste et sculpteur. Ses principales expositions personnelles depuis 1985 se sont tenues dans des lieux tels que la Villa Arson (Nice), le Mamco (Genève), la Criée (Rennes), le Musée Picasso (Antibes), le Cairn (Digne-les-Bains), les Frac Poitou-Charentes, Limousin… En 2008, ses œuvres récentes ont été montrées au CIAP de Vassivière en Limousin et en 2009, au Frac Languedoc-Roussillon.
Duprat explore les frontières entre art et science, entre formation naturelle et artifice. Interrogeant l’histoire des techniques, utilisant les matériaux à contre-emploi, ses mises en œuvre procèdent de contaminations réciproques, celle du majeur par le mineur ou de l’esthétique par le décoratif. Son enseignement propose notamment une réflexion sur l’usage des médiums et sur la dimension anthropologique et artisanale du faire, touchant aux questions postmodernes de la survivance, de l’actualisation et du réemploi. Il organise en outre l’exposition des travaux d’étudiant·e·s en divers lieux, coordonne les collaborations régulières avec le Frac Occitanie-Montpellier et contribue à la préparation des étudiant·e·s au DNSEP.

Dror Endeweld : volume

Après un DNSEP obtenu aux beaux-arts de Lyon, Dror Endeweld développe des recherches personnelles combinant langage plastique et langage écrit en se référant principalement à l’art minimal et à l’art conceptuel. Il participe ensuite à la deuxième session de l’Institut des Hautes Études en Arts Plastiques dirigé par Pontus Hulten (Quand les artistes font école). Cette session se termine l’année suivante par une exposition Le territoire de l’art. L’exposition réunissait les œuvres d’artistes historiques et de jeunes artistes : elle fut une étape importante dans son évolution. Trois ans plus tard, il est invité à une autre exposition marquante de Pontus Hulten : Devant le futur à Taejon, Corée du Sud. Cette expérience lui permet de réaliser sa première œuvre extérieure, un travail paradoxal au sol d’hexagones en granit. Par la suite, il est amené à créer plusieurs autres œuvres publiques pérennes, notamment dans la lignée directe du travail effectué à Lyon pour LPA, à Francfort-sur-Main pour le Ministère des affaires étrangères, et à Lyon (Musée des beaux-arts de Lyon), jouant sur les ressemblances et les écarts entre les langues ; à Roanne, à l’occasion de la rénovation du Palais de justice, avec une œuvre interactive et polymorphe. Auparavant à la galerie Verney-Carron et à l’IAC de Villeurbanne, il réalise des dispositifs modulaires qui, dans leur assemblage, donnent à lire de courts textes, dans le but de problématiser le rapport entre forme et fond. En 2009, il participe au concours international (EACC) de Castelon en Espagne, invité par Daniel Buren. Dror Endeweld enseigne depuis 1996. Le rapport entre « le faire » et « la pensée » est au centre de son enseignement. Le débat contradictoire est une méthode de travail pédagogique privilégiée qui permet à l’étudiant·e de s’éclairer et de prendre position. Il tente de transmettre les valeurs d’un travail engagé dans l’histoire de l’art en situant ces références face à notre monde, informé mais perplexe.

Maïder Fortuné : vidéo

Née en 1973, Maïder Fortuné vit et travaille à Paris. Après des études littéraires et une formation théâtrale à l’école de Jacques Lecoq, elle intègre Le Fresnoy (Studio national des arts contemporains) et oriente son intérêt vers les arts visuels. Son travail vidéographique s’intéresse à l’image manquante. Quelque chose s’y donne qui n’est pas le tout mais le signe-fantôme d’une autre chose, un reste, un revenant, une empreinte qui persiste dans le psychisme. Des images font signe vers d’autres images. Images inscrites dans l’inconscient collectif : icônes occidentales du monde du merveilleux, de l’industrie du divertissement, du monde du théâtre ou des premiers temps du cinéma (Aurore). Images litteraires, (Rilke, Nabokov, Woolf ) il s’agit toujours, d’images latentes, prêtes à surgir à chaque instant.
Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions en France et à l’étranger. Plusieurs œuvres ont été acquises par des collections publiques et privées. Elle a obtenu diverses bourses et résidences, Allocation de recherche du Cnap, Villa Kujoyama, Fondation du Japon, Villa Médicis à Rome.
www.maider-fortuné.fr

Jean-Claude Gagnieux : performance-son

Une formation de prothésiste dentaire, la pratique de sports, puis leur enseignement, l’amena dans ses choix artistiques aux plaisirs de l’atelier et à une nécessité de la mise en action. Deux types de performances, il développe : celle sous forme d’hystérésis performatives ; celle agglutinante, tendue par ces recherches sur « le geste » sonore, musical et langagier. Dans les performances de Jean-Claude Gagnieux, il y a comme une joie et un désespoir, du son, des chants, des objets, des mécanismes…
Il est comme ces plantes sans racine qui poussent dans tous les sens, dans l’humour et la dérision ; il n’a de cesse d’appliquer L’épure de Jeantaud : qui fait que tout véhicule retrouve son axe de déplacement (tout droit), si on ne le perturbe pas ; aucune quête, ni sujet, sinon de faire ce qu’il y a à faire pour susciter la neurogamie ; comme la musique est la première liberté du silence, et qu’il adore le silence et la liberté, il fait de la « musique » d’imploration et d’inflexion ; comme il n’a ni quête, ni sujet, et bien des fois, il trouve ce qu’il ne cherche pas, il cherche néanmoins ce qu’il ne peut pas trouver ; les rapports qu’il entretient avec les rites, mythes et croyances font de certaines de ses actions des actions « perforoclastes » ; il joue de l’hymnographie et des langages liturgiques et il aime à se définir peu coprophage.

Alessandro Gallicchio : art contemporain

Alessandro Gallicchio est historien de l’art, commissaire d’exposition et membre associé du laboratoire de recherche TELEMMe de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme. Docteur en histoire de l’art contemporain des Universités Sorbonne/Florence/Bonn, il s’intéresse aux rapports entre art, architecture et espace urbain dans les Balkans et en Méditerranée, aux influences du nationalisme et de l’antisémitisme dans la construction du discours artistique et aux esthétiques de la réduction. Entamées à l’Institut national d’histoire de l’art et au Centre Pompidou, ses dernières recherches sont à la base du projet art et sciences humaines et sociales MonuMed (Monumentalisation et espace urbain dans les Balkans et en Méditerranée), dont l’ouvrage Monument en mouvements. Artistes et chercheurs face à la monumentalisation contemporaine (Gli Ori, 2020) présente les résultats. Lauréat 2020 de la bourse André Chastel de la Villa Médicis dans le cadre d’un projet qui porte sur les traces urbaines des empires coloniaux en Méditerranée, il explore cette thématique dans l’exposition Rue d’Alger, organisée au sein du programme Les Parallèles du Sud de la Biennale Manifesta 13 Marseille. En tant que chercheur et commissaire d’exposition, il collabore avec de nombreuses institutions en France et à l’international (la Villa Vassilieff et la Terra Foundation for American Art à Paris, le Mucem et le FRAC Paca à Marseille, le Fukushima Prefectural Museum of Art au Japon, le Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci et la Villa Romana en Italie, le Collegium Artisticum en Bosnie-Herzégovine…). Il a enseigné à l’EMCA, à l’ESAG Penninghen, à Sorbonne-Université Abu Dhabi, à l’École du Louvre et à Aix-Marseille Université. Une liste exhaustive de ses publications et de ses communications dans des colloques ou des journées d’études est consultable sur le site https://univ-amu.academia.edu/AlessandroGallicchio    

Frédéric Gleize : assistant d’enseignement vidéo

Né en 1969 à Montpellier. En 1990, il débute une carrière en audiovisuel dans le contexte des premières télévisions de proximité. La polyvalence requise lui permet de s’approprier tout un éventail de pratiques : machiniste, OPV, monteur, réalisateur… Il obtient une certification
en prise de vue sous-marine en 1993 (INPP). Vingt années passées dans diverses structures de production du secteur privé le conduisent à réaliser des prestations variées : prises de vues aériennes et sous-marines, multi-caméras, régie directe, montage virtuel, animation 2D, conception de DVD…
Formateur en nouvelles technologies dès 1998, il intègre l’ésban en avril 2000, tout en gardant une activité significative dans le domaine du film de commande (secteur privé). Il est auteur d’œuvres audiovisuelles, inscrit à l’Agessa depuis 2006.

Nicolas Grosmaire : assistant d’enseignement images numériques

Titulaire d’un DNSEP et d’un DU Compétence pour la Recherche et l’Enseignement Supérieur Universitaire Professionnalisant, Nicolas Grosmaire a débuté sa carrière professionnelle en tant que décorateur scénographe. Il a poursuivi parallèlement sa pratique artistique et a travaillé en tant qu’intervenant spécialisé en arts plastiques. Intéressé par la création numérique, le graphisme et le design graphique, il a entrepris une formation dévolue à la PAO, la communication visuelle et l’édition, ce qui lui a permis de développer une pratique transversale dédiée à la création et la production de catalogues d’exposition, livres, brochures, affiches, plaquettes… Assistant spécialisé d’enseignement depuis 2001, il s’occupe de l’ensemble des formations regroupant infographie et PAO ; il a par ailleurs en charge la réalisation et le suivi d’édition de différentes publications liées à la vie de l’école. Il intervient également depuis 2003 en tant que chargé de cours à l’Université Nîmes-Vauban et depuis 2010 à l’Université Paul Valéry Montpellier 3. Enseignant et formateur depuis presque vingt ans, son approche pédagogique reste essentiellement basée sur une jonction entre la pratique plastique et la conscience du support multimédia et du médium informatique dans la réflexion, la production et la diffusion artistique.

Charles La Via : anglais

Charles La Via (aka Dr C, Charlie) se demande depuis longtemps sur quelle planète il est né. On lui répond toujours qu’il est né sur la Terre à Denver dans le Colorado le 6 avril 1965, a grandi dans le Michigan… pourtant il a du mal à le croire. Plongé dans la littérature française moderne et contemporaine et les arts lors d’un séjour de deux ans à Aix-en-Provence (1985-87), il a décidé de se réorienter vers des études de lettres modernes, après des études scientifiques (biologie, chimie). Dix ans plus tard, en 1995, il a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Californie Santa Barbara portant sur la figuration poétique chez Francis Ponge et André Breton et comment leur poésie constitue une réponse à la « crise du langage » au xixe siècle théorisé par Sartre, Kristeva, Foucault… Il s’agissait en particulier de définir comment ces deux poètes proposent de créer de nouvelles connaissances du monde à travers l’écriture poétique afin de dépasser cette crise en créant de nouvelles formes d’expression poétiques…
N’ayant pas eu la chance de trouver un poste universitaire lui permettant d’enseigner la poésie, Dr C s’est exfiltré en France avec sa famille en août 1997 pour vivre au pays de la poésie où il était rené (mais pas Descartes). Il vit depuis comme professeur universitaire nomade (École Nationale de la Photographie, universités de Montpellier, Aix-Marseille, Nîmes, École des Mines d’Alès), formateur en entreprise (Itesoft, EMA, Tour du Valat) et traducteur (Tour du Valat, NE Scala, Dis-Voir et tant d’autres), cultivant aussi son amour pour la poésie dans des rencontres qu’il organise autour de la poésie dans tous ses états, d’abord dans un lieu dédié aux arts « Charlie’s PLACE »(poésie, langues, arts, culture échanges), ensuite dans une librairie à Montpellier et divers lieux à Nîmes (galerie « Chez moi, chez toi », Maison de Théâtre et Littératures à Haute Voix) et le Gard depuis plus de 10 ans. Il est membre de la Society of Authors (Londres) et la Société de Lecteurs de Francis Ponge (http://francisponge-slfp.ens-lyon.fr/) où vous pouvez trouver un résumé de sa thèse. Il aime jardiner, participer aux débats d’idées dans des associations, faire du vélo, écrire, bricoler, penser et rêvasser…

Augustin Pineau : dessin

Né en 1968 à Bordeaux. Artiste, il développe depuis le début des années quatre vingt-dix un travail nomade de collages, d’assemblages et d’installations à partir d’images imprimées, de jeux et d’objets essentiellement réalisés lors de voyages en Italie, Grèce Turquie, Espagne, Maroc, États-Unis… Son travail explore la notion d’image en relation avec le langage et la mémoire. Il a récemment publié Avoir la toupie dans l’oursin, en collaboration avec Richard Khaitzine et Pierre Manuel aux éditions Méridianes ; Fake en collaboration avec Yoan Gil ; Les mots scions en collaboration avec Charles Dreyfus aux éditions Venus d’ailleurs et Attraction passionnée, Méthode forestière en collaboration avec Rémi Leboissetier aux éditions Art-Image. Il a par ailleurs travaillé à l’organisation de nombreux projets de résidences d’artistes et d’expositions notamment avec Diem Perdidi (galeriedutableau.free.fr) et Triangle-France (trianglearts.org) à Marseille.
www.augustinpineau.com

Albert Ranieri : histoire de l’art

Historien de l’art et universitaire de formation, Albert Raniéri travaille, à l’origine, sur le maniérisme toscan, la pratique de la dissection dans les ateliers d’artistes au XVIe siècle à Florence et la métamorphose de la ville autour de la scénographie baroque. Après plusieurs séjours d’études et de recherches à l’institut allemand d’histoire de l’art de Florence et une année aux USA (Université de Chapel Hill, North Carolina), il complète cet enseignement en se tournant vers les arts appliqués, le graphisme, l’architecture et le design d’espace. Dans le cadre de son enseignement à l’ésban, de la 1re année au Master, il s’intéresse aussi aux relations entre art et architecture, art et nature, ainsi qu’aux pratiques de l’exposition. Conférencier, diplômé du centre Lorenzo de Médicis de Florence, il est aussi chargé de cours à l’université Montpellier 3 (Paul Valéry, IEFE) et contribue à l’organisation des voyages d’études en France et à l’étranger.

Isabelle Simonou-Viallat : dessin-peinture

Isabelle Simonou-Viallat a fait ses études à l’école des beaux-arts de Valence (de 1983 à 1985) puis aux beaux-arts de Nîmes (de 1985 à 1988). En 1989, elle a participé à la première session de l’IHEAP : Institut des Hautes Études en Arts Plastiques dirigé par Pontus Hulten, à Paris. Depuis 1988, elle déroule un travail de peinture et parallèlement une recherche autour du dessin. En 1992, elle a créé, avec l’artiste Alun Williams, l’Association « La Vigie-Art contemporain », lieu d’exposition à Nîmes qu’elle dirige depuis. Au travers de celui-ci, elle organise trois expositions par an, centrées sur le rapport de l’œuvre et du lieu, et, ponctuellement, des expériences hors les murs (plus de 200 artistes montrés à ce jour). Elle enseigne le dessin élargi à la peinture. Elle aborde ces techniques par une approche expérimentale visant à s’adapter au travail de chacun et à l’accompagner dans ses préoccupations vers l’émergence d’une recherche personnelle.
Le dessin est indispensable et transversal à toutes les pratiques ; il viendra les nourrir dans leur processus d’élaboration tout au long du cursus. Elle organise les rencontres critiques des étudiant·e·s de 3e, 4e et 5e année et accompagne également la réalisation de projets d’expositions de travaux d’étudiant·e·s de second cycle et de diplômé·e·s.

David Vallance : pratiques éditoriales

Né en 1989, David Vallance est designer graphique et dessinateur de caractères typographiques. Formé à l’école supérieure d’art et design de Valence et à l’Atelier national de recherche typographique à Nancy, il travaille ensuite à Londres aux côtés de John Morgan. En 2018, il fonde avec Alice Jauneau le studio Jauneau Vallance. Ensemble ils travaillent à la conception d’objets éditoriaux imprimés ou sur écrans, de caractères typographiques et d’identités visuelles. 

Arnaud Vasseux : volume

Artiste, sculpteur, il a étudié à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Sa pratique de la sculpture donne une place déterminante au choix et à la manipulation des matériaux dans l’élaboration du sens. Dans ses œuvres, il considère l’écart entre ce qui advient et les intentions en amont comme l’un des enjeux de la réflexion artistique. La confrontation à l’espace physique, l’exploration des lieux où il intervient l’ont conduit depuis une dizaine d’années à réaliser une série d’œuvres éphémères (Les Cassables) construites à même le lieu, faisant de l’exposition un lieu d’expériences, d’hypothèses et de récit. Il rend visible l’espace négatif et les contre-formes par une approche décalée des techniques du moulage et de l’empreinte. Intéressé par les transitions et par le mouvement au sein des choses, il utilise de préférence des matériaux qui changent d’états dont il explore les possibilités plastiques, la fonction et l’histoire, ainsi que les propriétés physiques. Dans le cours autant que dans les projets, il souhaite encourager l’expérimentation et la confrontation à des contextes multiples à l’intérieur comme en dehors de l’école, par la conception et la réalisation d’expositions. Il enseigne la sculpture comme une pratique poreuse aux autres disciplines et propose dès le premier cycle des ateliers transversaux.
www.documentsdartistes.org /vasseux