Projection-rencontre avec Gaëlle Rouard, réalisatrice

17.03.26

Un cycle de conférences ouvert à toutes et tous dans le cadre du séminaire d’enseignement éponyme mené à l’ésban.

Et si une caméra pouvait filmer nos rêves, traduire nos émotions et raconter l’Histoire autrement ? C’est la question posée par les rencontres du séminaire « Mr Mageye’s Camera » mené par Mathieu Kleyebe Abonnenc et Lila Neutre, artistes et enseignant·es à l’ésban. Inspiré par le roman Jonestown de l’écrivain guyanien Wilson Harris, ce cycle explore, à travers une programmation de films, de conférences et de rencontres, la possibilité d’un « cinéma synesthésique » qui relierait les sens, la mémoire et les imaginaires collectifs pour faire émerger d’autres manières de voir et de comprendre le monde.

Ouvertes à toutes et tous, les conférences »Mr Mageye’s Camera » proposent une exploration sensible de la création comme mode de résistance, comme langage du rêve, porteur de mémoire et de possibles transformations. 

Invitée Gaëlle Rouard | Mardi 17 mars 2026 à 18h00 | Salle de conférence de l’ésban

La rencontre 

Pétrir, fouiller, triturer…Au sujet du cinéma expérimental  et d’une pratique de jeu.
(Qu’est-ce que le cinéma expérimental ? ou Germaine a encore raison !)

Découvrir et jouer avec le mouvement et la lumière, les vrais éléments constitutifs du cinéma, ouvre un monde infini de rythmes et d’impressions sensibles.
Démonter les mécaniques narratives conventionnelles  (le montage au service d’un moule narratif) pour fouiller les fondements de l’illusion cinématographique avec une approche primitive: l’étude du mouvement, la magie.
Le matériau produit en laboratoire- autrement dit le film- est remis en jeu dans un travail essayant d’intégrer tous les paramètres de projection : la vitesse de défilement du film, la taille de l’image, la forme du cadre, l’intensité lumineuse, des superpositions…  Il s’agit aussi de travailler la mise en espace de l’image projetée par un jeu d’écrans successifs plus ou moins transparents qui rompt le carde habituel de la projection sur un écran unique. La projection est envisagée en somme comme une interprétation aussi libre que possible de la partition qu’ est le ruban filmique.

 « Au cinéma, l’histoire est une surface. Au 7ieme art c’est la profondeur sensible qui s’étend au-dessous de cette surface : l’insaisissable musical. »  Germaine Dulac  1928

L’invitée

Cinéaste à la main depuis 1992, elle a développé et continue à explorer diverses méthodes de traitement du film argentique, et corrélativement un jeu d’instrumentiste sur projecteur 16 mm.
Ancienne membre du 102 Rue d’Alembert (consacré à la diffusion de musique et de film expérimentaux) et de l’Atelier MTK (laboratoire de cinéma artisanal), à Grenoble, son travail a été montré sur de nombreux écrans internationaux tels que le Centre Pompidou-FR, le festival international de film de Rotterdam-NL, SIFF festival Syros-EL, Institut d’art moderne Brisbane-AU, Media city film festival-CA, Ann Arbor film festival-EU, Istanbul film festival-TUR et beaucoup d’autres…
Elle dirige aussi des stages de pratiques cinématographiques sur pellicule.

Soirée de lectures – expo des diplômé·e·x·s